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Crimes et Châtiments


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Éducation
Développeur Archives départementales de Seine-Maritime
Libre

L’exposition « Crimes et châtiments en Normandie (1498-1939) » explore la criminalité en Normandie de 1498, date de l’ordonnance de Blois qui organise la procédure pénale, à 1939, qui voit à Rouen la dernière exécution publique en France d’un mineur. Elle traite à la fois de l’histoire de la police, de la justice ou de l’administration pénitentiaire.

Le mot « crime », issu du latin « crimen », signifiant « chef d’accusation », « grief », apparaît en français au XIIe siècle. À l’époque, plusieurs mots renvoient à la notion actuelle de crime, considérée de nos jours comme une grave transgression de la norme juridique d’un système social : forfaits, vilains faits, méfaits, vilaines œuvres, etc., tous apportant une nuance particulière.

La violence revêt un sens bien différent au Moyen Âge et sous l’Ancien Régime, et la définition du crime est alors bien plus large qu’à notre époque : ainsi, à l’époque médiévale, un vol pouvait être bien plus grave qu’un homicide, et le blasphème, l’usure, la sorcellerie, l’hérésie, l’adultère, le sacrilège, la rébellion ou l’homosexualité étaient perçus comme des crimes, des faits qui, du moins en France, ne relèvent plus aujourd’hui de la justice, ou ne sont plus que de simples contraventions ou délits.

Ainsi, nous présentons ici l’affaire d’un adultère qui conduit un amant en prison ou encore une calomnie qui entraîne l’humiliation et le bannissement de son auteure présumée.

Plusieurs affaires normandes sont présentées dans l’exposition. 10 ont été choisies pour leur représentativité dans cette application. Tous les mobiles criminels sont pris en compte : crime passionnel ou crime « du milieu », attentat politique ou sorcellerie… avec un large éventail chronologique, du XVIe siècle à 1939.